L’après 86 a marqué un tournant considérable dans l’histoire socio-politique haïtienne avec l’adoption de la nouvelle constitution du 29 Mars 1987 qui consacra l’État haïtien comme étant une République démocratique axé sur une trilogie « Liberté-égalité-fraternité » comme devise. Ce nouveau ordre- tout en brisant les murs dictatoriaux- va désormais léguer la souveraineté entre les mains du peuple d’où le choix des élections. Malgré la démocratisation de l’appareil étatique, surtout au niveau des différents postes électifs, les femmes sont toujours peu représentées dans les postes de décision, que ce soit au sein des postes nominatifs ou électifs. Le quota d’au moins 30% de femmes au niveau des postes décisionnels – un outil visant la correction des inégalités- peine à s’appliquer. Les raisons avancées sont multiples : certains parlent « d’instrumentalisation du quota » par les pouvoirs publics, d’autres le voient comme un trompe-l’œil de la part des gouvernements pour se faire passer pour progressiste. Par conséquent, pour pallier son inapplication, des personnalités féminines tels que des journalistes, des anciennes ministres à la condition féminine, étudiantes, prônent le respect strict de l’article 17-1 de la Constitution de la République d’Haïti de 1987, amendée le 09 Mai 2011, une plus grande sensibilisation citoyenne au niveau des médias sur la nécessité d’application du quota, une grande intégration des femmes dans les partis politiques, des soutiens financiers pour les femmes candidates dans les élections, etc.
Le quota d’au moins 30% au regard des représentations sociales de la femme dans l’administration publique entre 2012 et 2018 : cas de la chambre des députés d’Haïti
2019
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