Ce travail de recherche explore l'intégration d'une dimension de genre (IDG) dans les missions de paix de l'ONU, en s'appuyant sur le cas de la MINUSTAH. Bien que des efforts aient été déployés, notamment pour accroître la participation politique des Haïtiennes et aborder les violences basées sur le genre, l'IDG reste limitée à certains aspects spécifiques, échouant à se diffuser pleinement au sein de la mission. Le gender mainstreaming est souvent perçu comme un simple outil de résolution de problèmes, plutôt qu'un levier de transformation durable. Cette situation est renforcée par la prépondérance de la "masculinité militarisée du guerrier", qui perpétue des normes genrées patriarcales, ainsi qu'une insistance sur le gender balancing, qui se contente d'augmenter le nombre de femmes sans nécessairement modifier les processus de paix en profondeur, comme prévu par la S/RES/1325 (2000). Les apprentissages mettent en évidence la nécessité d'une approche plus inclusive et contextualisée pour améliorer la mise en œuvre de l'IDG et garantir des processus de paix plus représentatifs des diverses communautés.
L’intégration d’une dimension de genre dans les missions de paix : le cas de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) [2004 à 2017]
2024
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137
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Résumé
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