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Malgré des prises de position de l’État pour l’amélioration de la condition des femmes, les actions en faveur de cette cause sont insuffisantes et parfois instrumentalisées. Les inégalités entre les hommes et les femmes demeurent omniprésentes dans la société haïtienne. Survol des origines du mouvement des femmes en Haïti, de sa composition, de son discours ainsi que des enjeux actuels et futurs.
L’Assemblée des organisations de femmes du 22 mars 1998 créait un comité pour modifier des lois qui ne sont pas formulées dans le meilleur intérêt des femmes haïtiennes. Les négociations ont permis de soumettre au Parlement des changements pour une plus grande réglementation quant au viol, une dépénalisation de l’avortement et de l’adultère et la révision du statut et des conditions de travail des travailleuses domestiques. On explique ici les positions du comité sur ces points et les changements à apporter aux lois actuelles.
Cette étude porte sur le rôle sous-exploré, mais fondamental, de la mobilité andikape (des personnes handicapées) dans l'histoire et la société haïtienne. Elle examine comment les événements tragiques récents dans la communauté Soud (malentendante) ont favorisé une collaboration et une mobilisation accrue de moun andikape (des personnes handicapées) et des organisations connexes pour plaider en faveur d'une meilleure inclusion sociale, de la garantie des droits et de l'expression de la subjectivité. L'article met en évidence la nécessité de supprimer les couches d'insécurité sociale systémique qui menacent la mobilité andikape, d'en faire une analyse intersectionnelle (handicap, genre) en se concentrant sur les états d'insécurité qui dépossèdent régulièrement les femmes andikape.
Cette étude porte sur les caractéristiques individuelles, partenariales et communautaires associées à la violence entre partenaires intimes chez les femmes haïtiennes en âge de procréer. De l’échantillon, 29 % des femmes ont subi une forme de violence conjugale, 13 % en ayant subi au moins deux différentes. Des associations positives significatives avec toutes les formes de violence ont été trouvées pour le non-achèvement de l'école primaire, les antécédents d'exposition à la violence dans les familles d'origine des femmes, la jalousie du partenaire, le besoin de contrôle et des antécédents d'ivresse. Même lien entre la violence physique des hommes et des enfants au niveau communautaire et le risque pour les femmes de subir des violences émotionnelles et physiques. La pauvreté du quartier et le chômage des hommes, le nombre d'enfants vivant à la maison, l'acceptation par les femmes de la violence conjugale et la prise de décisions financières dominées par les hommes sont d'autres facteurs de risque de violence, notamment sexuelle. L'indépendance économique des femmes est un facteur de protection contre la violence émotionnelle et physique tandis que la qualité des relations représente un facteur de protection de toutes les formes de violence et des victimisations multiples.
L’histoire d’Haïti a été écrite par des hommes, pour des hommes. Ces derniers ont raconté le récit de leur pays en oubliant l’autre partie de l’Humanité : les femmes. Pourtant, elles ont aussi participé à son développement. Pour pallier cette situation, la Ligue féminine d’action sociale s’est donné pour mission de faire valoir le travail ardu réalisé par des femmes haïtiennes dans l’histoire de leur pays.