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Bien qu’il soit difficile de situer exactement le début du mouvement féministe haïtien, on relève certains événements marquants dans son histoire, soit l'occupation militaire américaine et la création de la Ligue féminine d’action sociale en 1934. Ce mouvement a permis de nombreuses avancées dont le droit de vote pour les femmes, la mise en place d’une politique d’égalité, la création d’une loi criminalisant le viol, la ratification de la Convention de Belém Do Pará et l’adoption d’un plan de lutte contre la violence faite aux femmes.
Ce document est composé d'une lettre de la Ligue internationale des femmes demandant la destruction de l'accord américano-haïtien du 7 août 1933, qui perpétuait le contrôle américain sur les finances d'Haïti, ainsi que d'une critique du même accord rédigée par le député L. Dehoux. Celui-ci proteste contre l'occupation américaine et analyse le principe de l'accord, argumentant qu'il s'agit en fait du même Traité qui avait été rejeté par l'Assemblée nationale en 1932. Dehoux souligne que la signature de cet accord par le pouvoir exécutif va à l'encontre de la volonté du peuple et qu'il doit être soumis au pouvoir législatif, avant de pointer du doigt les injustices qu'il reproduit.
Ce rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations unies par une coalition d’organisations féministes haïtiennes porte sur la condition des femmes et plus particulièrement, sur la question des violences faites aux femmes. Il décrit les obstacles rencontrés par les victimes de violences sexuelles et familiales pour accéder à la justice ainsi que les facteurs qui nuisent à la participation politique des femmes et bafouent leurs droits civils, puis il formule des recommandations.
Cette thèse examine la violence basée sur le genre (VBG) en Haïti et la façon dont les organisations locales et internationales l'abordent. Le tremblement de terre de janvier 2010 a été un catalyseur qui a révélé des failles profondes entre les sexes. L’auteure y aborde comment se construit la vulnérabilité des femmes haïtiennes face aux catastrophes et à la VBG. Des entretiens ont été menés avec huit organisations ayant des projets anti-VBG. Il en ressort que s'attaquer aux attitudes culturelles qui sous-tendent les inégalités de genre socialement construites demeure l'élément le plus important pour réduire la violence sexiste.
Cet article porte sur une étude, réalisée en Haïti après le tremblement de terre de 2010, qui analyse la situation des femmes et des filles subissant des menaces physiques, émotionnelles, économiques et sociales. Elle examine les raisons pour lesquelles la réponse humanitaire en Haïti n'a pas efficacement protégé ces femmes et ces filles et a, au contraire, augmenté les inégalités structurelles, les rendant encore plus vulnérables aux violations des droits humains. Ce manque de protection face à la violence sexuelle s'explique en grande partie par l'exclusion des femmes déplacées d'une participation significative aux interventions humanitaires.