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Le roman Les Thazar de Fernand Hibbert dresse un portrait de la bourgeoisie haïtienne au début du vingtième siècle. Dans un contexte où les apparences sont d’une importance cruciale, les personnages tentent d’atteindre un idéal basé sur l’idéologie occidentale dans les sphères d’action appropriées à leur genre. De surcroît, le « paraître féminin » est lié à la condition des femmes à cette époque. L’auteure approfondit cette idée à travers une analyse des personnages de Cécile et de sa mère, Madame Thazar, en se penchant sur les éléments liés aux normes sociales, au désir, aux valeurs, au pouvoir et à l’aliénation.
Ce rapport se penche sur l’application de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) en Haïti de 2006 à 2014, et plus particulièrement sur les actions prises par l’État dans le cadre d’autres accords auxquels le pays a adhéré. Il aborde 16 enjeux : le principe de l’égalité et la loi sur l’égalité des sexes, la réforme législative, le mécanisme national de promotion de la femme, les mesures temporaires spéciales, les stéréotypes et les pratiques culturelles, la violence faite aux femmes, la participation à la vie politique et publique, la représentation et la participation à l’échelon international, la nationalité, l’éducation, l’emploi, la santé, la protection sociale, les femmes rurales et les femmes cheffes de ménage, l’égalité devant la loi et les relations familiales.
Cette thèse doctorale met en lumière que les femmes, qui représentent plus de 50% de la population, constituent le groupe le plus touché par la pauvreté en raison d’inégalités d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins de santé. L’étude se concentre sur le rôle des ONG de la diaspora haïtienne dans l’autonomisation des femmes. Basée sur les théories féministes et de l’autonomisation, elle utilise une méthodologie qualitative avec des entretiens par courriel auprès de 17 participantes. Les résultats indiquent que ces ONG apportent un soutien significatif en matière d’éducation, de formation professionnelle et de microcrédit, mais peinent à atteindre la durabilité faute de ressources, de partenariats solides et d’appui gouvernemental. Les participantes estiment que l’autonomisation des femmes est essentielle à la lutte contre la pauvreté, mais soulignent des obstacles tels que le patriarcat culturel, le manque de financement et de débouchés professionnels. L’étude recommande des politiques publiques plus inclusives et un renforcement des partenariats entre gouvernement, ONG internationales et ONG issues de la diaspora haïtienne afin d’assurer un changement social durable.
Les Haïtiennes et la Ligue internationale des femmes ont participé à la lutte contre l'occupation américaine. Dans le contexte d'un intérêt plus marqué envers la participation des femmes à la vie nationale, la Ligue féminine d’action sociale est créée. Un long combat de plus de 25 ans de revendications s’ensuit pour aboutir, en 1950, à l'obtention du droit de vote et à l'admissibilité des femmes à devenir candidates aux élections. Ce n'est qu'après le régime de Duvalier que la Ligue peut se réunir à nouveau.
Pour analyser le mouvement féministe haïtien et le contexte de crise dans lequel il s’inscrit, l’auteur expose la situation des femmes, des organisations féministes et la relation de celles-ci avec les autres acteurs politiques ou financiers. Il conclut que la crise actuelle du militantisme découle d’un éloignement des réalités des femmes haïtiennes et du manque d'harmonie au sein des organisations, ce qui affecte l’application de leurs revendications et l'efficacité de leurs actions.