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Un an après le séisme qui a ravagé Haïti, plus d’un million de personnes vivaient encore dans des camps de fortune, synonymes de pauvreté, d’inégalités et de vulnérabilités. Selon Amnistie internationale, la vie dans ces camps était ponctuée de violences sexuelles. Au fil des récits d’une cinquantaine de filles et de femmes, on appelle à l’action, au devoir de protection des femmes et à une reconstruction prenant en compte les risques rencontrés par les femmes ainsi que leurs besoins spécifiques, jusque-là ignorés. La hausse des violences témoigne de besoins criants, d’autant plus que les mécanismes de protection ont été lourdement affaiblis après le séisme, ce qui rend l’accès à l’aide médicale et judiciaire encore plus difficile.
Cet article explore les modèles sexués de migration et de transnationalisme en Haïti. Une combinaison de facteurs a provoqué de vastes migrations rurales/urbaines au cours des trois dernières décennies : la violence, la répression, l'effondrement économique et la mise en œuvre de réformes néolibérales ont laissé à de nombreux Haïtien·nes peu d'autres options que de chercher une nouvelle vie ailleurs. Cet article se concentre sur la dimension de genre de la migration haïtienne et du transnationalisme. Bien que la plupart des analyses de la citoyenneté transnationale se concentrent sur les hommes, les femmes et les mouvements de femmes en Haïti ont également bénéficié d'une organisation et de liens transnationaux tissés au cours des trois dernières décennies. Grâce à la migration, les femmes ont participé à l'évolution de l'architecture financière et du paysage politique d'Haïti.
Dans le contexte haïtien, qu’est-ce qui conditionne la participation politique des femmes ? Des mesures spéciales pour promouvoir cette participation sont-elles légitimes ? Les femmes font-elles de la politique autrement ? Devant l’exclusion qu’elles subissent, leur rôle social trop limité et les violences dont elles sont victimes, il importe d’inclure les femmes socialement, entre autres en s’assurant de leur accès à l’éducation.
L’effort du mouvement féministe haïtien dans la reconstruction du pays a subi des effets pervers des interventions humanitaires, qui se sont plus particulièrement articulés dans les rapports entre groupes féministes, ONGI et OI. Après avoir présenté les résultats préliminaires d’une enquête menée par l'observation directe, l’analyse documentaire, des entrevues qualitatives et des groupes de discussion, on décrit le contexte dans lequel s’inscrit la présence étrangère en Haïti, la présence humanitaire et celle du mouvement féministe haïtien.
Cette thèse doctorale met en lumière que les femmes, qui représentent plus de 50% de la population, constituent le groupe le plus touché par la pauvreté en raison d’inégalités d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins de santé. L’étude se concentre sur le rôle des ONG de la diaspora haïtienne dans l’autonomisation des femmes. Basée sur les théories féministes et de l’autonomisation, elle utilise une méthodologie qualitative avec des entretiens par courriel auprès de 17 participantes. Les résultats indiquent que ces ONG apportent un soutien significatif en matière d’éducation, de formation professionnelle et de microcrédit, mais peinent à atteindre la durabilité faute de ressources, de partenariats solides et d’appui gouvernemental. Les participantes estiment que l’autonomisation des femmes est essentielle à la lutte contre la pauvreté, mais soulignent des obstacles tels que le patriarcat culturel, le manque de financement et de débouchés professionnels. L’étude recommande des politiques publiques plus inclusives et un renforcement des partenariats entre gouvernement, ONG internationales et ONG issues de la diaspora haïtienne afin d’assurer un changement social durable.