Mouka est un espace documentaire sur le genre et les droits des femmes haïtiennes

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Après la grande mobilisation féministe suivant le départ des Duvalier, de nombreuses militantes, convaincues de la nécessité d’investir les espaces décisionnels de l’État, ont travaillé à la création du ministère à la Condition féminine et aux Droits des femmes (MCFDF) en 1994. Entretien avec la première titulaire du ministère, Lise Marie Déjean.
Les programmes visant la réduction de la mortalité maternelle ont donné peu de résultats probants en Haïti. Au cœur de ceux-ci, une stratégie d’intervention axée sur la hausse des accouchements en milieu institutionnel où la naturalisation des hiérarchies raciales et sociales reproduit les relations de domination de l’héritage colonial.
La vie en Haïti, comme dans plusieurs pays, est structurée à l’avantage des hommes à plusieurs égards, que ce soit dans la distribution de la pauvreté, du travail ou des autres conditions matérielles de la vie des femmes. Cadres sociodémographique, socioéconomique et sociopolitique.
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Alexandre, Wheytnie, Ogyu, Anju, Sufra, Rodney, Celestin, Kelly, St Sauveur, Reichling, Bennett, Catherine, Yan, Lily D., Rouzier, Vanessa, Mahmoud, Zainab, Alonso, Laura C., Safford, Monika M., McNairy, Margaret L. (2026)
Alexandre, Wheytnie, Ogyu, Anju, Sufra, Rodney, Yan, Lily D., Deschamps, Marie M., Bennett, Catherine, Pape, Jean William, Alonso, Laura C., Rouzier, Vanessa, McNairy, Margaret L. (2025)
Cénat, Jude Mary, Moshirian Farahi, Seyed Mohammad Mahdi, Clorméus, Lewis Ampidu, Jean, Lukinson, Lafleur, Nahum, Dalexis, Rose Darly, Cénat, Antoniel, Derivois, Daniel (2026)
Richterman, Aaron, Desire, Sindy, Blaise, Wendel, Derose, Elyse, Moise, Alexis, Ward, Lisa P., Millien, Christophe, Thirumurthy, Harsha, Momplaisir, Florence, Ivers, Louise C. (2026)
Rouzier, Vanessa, Reif, Lindsey K., Riche, Rose Cardelle, Bajo, Marie J., Hilaire, Genevieve, Devieix, Jessy G., Bang, Heejung, Abrams, Elaine J., Deschamps, Marie Marcelle, Schackman, Bruce R., Pape, Jean W., Fitzgerald, Daniel W., McNairy, Margaret L. (2025)

Publications en vedette

Hurwitz, Agnès (2013)

Liée à l’instabilité politique et sociale ainsi qu’aux stéréotypes culturels,  les violences de genre ont empiré après le séisme de 2010. Toutefois, le séisme a permis d'accroître l’attention portée à ce problème par la communauté internationale. Même si la justice pénale haïtienne est insuffisante, créant ainsi un haut taux d’impunité, les acteurs, actrices internationaux et nationaux s’accordent pour affirmer que l’État devrait être l’entité responsable de l’assistance juridique. Toutefois, le système en place reste fragile, en témoignent le manque d’habiletés et de moyens, l’inefficacité, la mauvaise gestion et les discriminations qui perdurent. La question persiste à savoir si des organisations pourraient permettre à l’État haïtien de bénéficier de leur savoir et expérience en accompagnement légal de victimes de violences de genre.

Sanders Johnson, Grace Louise (2018)

Cet article se base sur une étude de l'anthropologue haïtienne Suzanne Comhaire-Sylvain portant sur les pratiques funéraires dans la ville de Kenscoff. Il examine la relation entre les rituels entourant la mort et la militance pour les droits des femmes après l'occupation américaine (1915-1934). Comhaire-Sylvain a articulé les valeurs d'un féminisme haïtien naissant. Point d'entrée pour comprendre la pensée intellectuelle des élites du début du XXe siècle en Haïti, les écrits de Comhaire-Sylvain explorent les espaces de la mort et de l'organisation politique comme des lieux permettant de remodeler la culture et les réalités genrées.

Laroche, Jasmine (2019)

Bien qu’il soit difficile de situer exactement le début du mouvement féministe haïtien, on relève certains événements marquants dans son histoire, soit l'occupation militaire américaine et la création de la Ligue féminine d’action sociale en 1934. Ce mouvement a permis de nombreuses avancées dont le droit de vote pour les femmes, la mise en place d’une politique d’égalité, la création d’une loi criminalisant le viol, la ratification de la Convention de Belém Do Pará et l’adoption d’un plan de lutte contre la violence faite aux femmes.

Jean-Charles, Régine (2021)

En Haïti, le terme poto mitan renvoie au fait que les femmes seraient des poutres centrales à l’intérieur de la famille. Immobiles, elles doivent porter sur leurs épaules les multiples fardeaux de la société. Il est possible de sortir de cette vision de la féminité chez les Haïtiennes en montrant d’autres représentations intéressantes de celle-ci. La reconstruction de l’image des femmes doit se faire en diversifiant les récits à leur propos afin d'éviter de tomber dans les représentations négatives, que certaines histoires répandues peuvent dégager.

Saint-Louis Weinstein, Flore (2019)

Cette thèse doctorale met en lumière que les femmes, qui représentent plus de 50% de la population, constituent le groupe le plus touché par la pauvreté en raison d’inégalités d’accès à l’éducation, à l’emploi et aux soins de santé. L’étude se concentre sur le rôle des ONG de la diaspora haïtienne dans l’autonomisation des femmes. Basée sur les théories féministes et de l’autonomisation, elle utilise une méthodologie qualitative avec des entretiens par courriel auprès de 17 participantes. Les résultats indiquent que ces ONG apportent un soutien significatif en matière d’éducation, de formation professionnelle et de microcrédit, mais peinent à atteindre la durabilité faute de ressources, de partenariats solides et d’appui gouvernemental. Les participantes estiment que l’autonomisation des femmes est essentielle à la lutte contre la pauvreté, mais soulignent des obstacles tels que le patriarcat culturel, le manque de financement et de débouchés professionnels. L’étude recommande des politiques publiques plus inclusives et un renforcement des partenariats entre gouvernement, ONG internationales et ONG issues de la diaspora haïtienne afin d’assurer un changement social durable.