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Cet article se base sur une étude de l'anthropologue haïtienne Suzanne Comhaire-Sylvain portant sur les pratiques funéraires dans la ville de Kenscoff. Il examine la relation entre les rituels entourant la mort et la militance pour les droits des femmes après l'occupation américaine (1915-1934). Comhaire-Sylvain a articulé les valeurs d'un féminisme haïtien naissant. Point d'entrée pour comprendre la pensée intellectuelle des élites du début du XXe siècle en Haïti, les écrits de Comhaire-Sylvain explorent les espaces de la mort et de l'organisation politique comme des lieux permettant de remodeler la culture et les réalités genrées.
Dans cet article, l’auteure postule qu’un modèle de développement qui se veut inclusif permettrait d’éviter des écueils futurs dont l’instabilité politique ou de criantes inégalités, comme c'est le cas aujourd’hui en Haïti.
Cette étude a été menée auprès de femmes qui ont survécu au tremblement de terre de 2010 en Haïti et qui ont par la suite déménagé à Boston, aux États-Unis. Il s'agissait de déterminer les facteurs influençant leur ajustement et leur bien-être. Le statut légal, les stress financiers et émotifs ainsi que la séparation familiale se sont révélés des freins importants à ceux-ci. Par ailleurs, l'appui de leurs ami·es et parents et d'organisations communautaires s'est révélé aidant, tout comme le maintien des contacts avec Haïti, le pouvoir des femmes, l'éducation et la spiritualité.
L'auteure traite du rapport entre le mouvement féministe haïtien et les dispositifs de gouvernance humanitaire mis en place après le séisme. En se concentrant sur la question de la violence faite aux femmes, elle s’interroge sur l’approche genre au sein des OI et des ONGI, mettant ainsi en lumière les problèmes créés par l’application procédurale du concept d’égalité au sein de ces organisations.
La majorité de la population haïtienne de plus de huit millions d'habitant·es vit dans une pauvreté abjecte. Aussi, les besoins d'une grande majorité des femmes ne sont pas satisfaits en matière de planification familiale ou d'espacement des naissances, ce qui conduit inévitablement à une mortalité maternelle élevée. La plupart des naissances ont lieu à domicile sans personnel de santé qualifié, et le pays a la prévalence de VIH/SIDA la plus élevée de la région. Le but de cette thèse est d'examiner les facteurs pouvant influencer le choix des femmes rurales haïtiennes d'avoir recours ou non aux services de planification familiale. Plusieurs moteurs de recherche ont identifié deux thèmes : l'utilisation de contraceptifs et la taille de la famille souhaitée. Augmenter la disponibilité des services de planification familiale sauverait des vies et améliorerait la santé globale des femmes dans les zones rurales.